Enseignement secondaire

Nouvelle méthode pédagogique : La pédagogie inversée

A l’heure où le système scolaire cherche à se réformer, certaines méthodes pédagogiques sortent leurs épingles du jeu. Focus sur la pédagogie inversée.

La pédagogie inversée, ou classe inversée, part du principe que les exercices ainsi que la pratique sont des moyens efficaces pour un élève de maitriser et comprendre son cours.

Mais comment peut-elle être efficace ?

Le rythme de travail des élèves est complètement chamboulé. En effet, à l’origine, l’élève vient en classe, écoute le professeur énoncer son cours, prend des notes, posent ses questions mais il n’applique ce qu’il a appris qu’une fois rentré chez lui : sous forme de devoir. Et c’est bien connu, peu d’élèves sont motivés à encore travailler une fois rentrés chez eux, et encore moins si c’est pour passer des heures à tenter en vain de résoudre des problèmes.

Avec la pédagogie inversée, l’élève se familiarise avec son cours à la maison, il arrive donc en classe avec les connaissances requises pour pouvoir faire des exercices notamment. En classe, les cours sont donc destinés principalement aux exercices, à l’application des théorèmes en maths, ou de la méthodologie dans les matières plus littéraires.

Les classes inversées, ou pédagogie inversée, sont encore trop peu développés en France.

Toutefois, cette méthode existe bel et bien et nombre d’anciens lycéens la pratique sans le savoir chaque jour. En effet, dans le supérieur, les cours s’organisent en deux temps. D’une part, les cours magistraux, où les professeurs énoncent et partagent leurs cours, mais où l’interaction professeur/élève est inexistante. L’autre partie du temps est destinée aux travaux dirigés, où les élèves sont regroupés par groupes restreints et dans lesquels ils appliquent leurs cours via de nombreux exercices et cas pratiques.

Un tout autre genre d’établissement utilise également cette méthode, Groupe Réussite. Cet établissement d’enseignement supérieur privé, qui prodigue du soutien scolaire pour les élèves de lycée ( de la seconde à la terminale S ou terminale ES) et de prépa (maths sup maths spé et prépa HEC) basent ses stages intensifs sur cette méthode.

Les caractéristiques de la pédagogie inversée durant les stages intensifs

Cette nouvelle façon de travailler se caractérise par :

  • Des élèves actifs en classe, ils ne peuvent plus se cacher derrière les questions des autres élèves ou écouter passivement ce que dit le professeur. Ils doivent résoudre les exercices dans un temps imparti et produire des résultats.
  • De nombreux exercices, ce n’est pas nouveau, beaucoup de jeunes pensent qu’apprendre par cœur les sauvera, et sont souvent retissant à faire leurs devoirs en rentrant chez eux le soir. En faisant les exercices en classes, et surtout en recevant l’aide de leurs professeurs, ils sont obligés de s’entrainer, et l’entrainement est la clé du succès ! Ils développent ainsi des automatismes et des réflexes qu’un cours, s’il est seulement lu, ne peux apporter.
  • Les notions sont appliquées directement
  • Une proximité avec les professeurs, les professeurs ne sont plus là pour parler, mais pour écouter. Ils accompagnent les élèves dans leurs démarches d’application et ainsi leurs montrent ce qu’ils attendent lors des évaluations et leurs apportent des conseils.
  • Le travail personnel devient plus ludique, les élèves arrivent déjà avec une maitrise (plus ou moins partielle) du cours, ils sont donc là pour prouver qu’ils savent répondre aux problématiques. En effet, durant les stages intensifs, les élèves ont des objectifs précis : la réussite du bac, le passage en classe supérieure ou l’intégration de l’école supérieure de commerce ou d’ingénieur de leurs rêves.

En général, les institutions, dans le cycle supérieure ou les institutions spécialisées dans les classes inversées, qui prônent la pédagogie inversée utilisent de plus en plus les MOOC, les élèves apprennent donc leurs cours bien souvent via internet. C’est donc plus ludique et familier pour cette nouvelle génération ultra connectée.

Les plus values ?

  • Efficacité
  • Motivation
  • Apprentissage
  • Développement personnel
Mots clés
Villes Educatrices

Villes Educatrices

Actualités de l'éducation et de l'enseignement en France et par ville ( Paris, Marseille, Lyon...)

Ajouter un commentaire

Envoyer un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *